Voici plus de deux siècles que la Bergerie Nationale, fondée par Louis XVI en 1783, conduit sa mission d’expérimentation en tant que ferme modèle en termes d’innovations agricoles et d’élevage. Sa renommée, elle la doit d’abord à son troupeau exceptionnel de moutons mérinos importé d’Espagne en 1786 à la demande du roi. Mais aussi à sa vocation première qu’est l’enseignement avec l’ouverture dès 1794 de l’école de bergers de Rambouillet (Yvelines)
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Trois filières
Impliqué dans une démarche de développement durable afin d’accompagner les mutations agricoles du pays, l’établissement s’attache aujourd’hui à démontrer les vertus de l’agriculture multifonctionnelle. Composé d’un centre de formation d’apprentis et d’un centre de formation professionnelle adulte, son pôle d’enseignement zootechnique égrène trois filières : métiers du cheval, métiers de l’agriculture (spécialité zootechnie) et santé animale (auxiliaire spécialisé vétérinaire).
Dispensés en cursus classique ou par modules, ces formations seront présentées le 26 janvier et le 16 mars de 9h à 17h. Du bac pro gestion de l’entreprise hippique au BTS stratégie de l’entreprise agricole en passant par le certificat de spécialisation de conduite d’un élevage ovins, le choix ne manque pas.
« Les visiteurs pourront se restaurer sur place, visiter la ferme, le centre équestre, le pôle formation et l’internat, explique Anne-Marie Boos, la directrice adjointe. Rien n’est mieux qu’un jeune apprenti qui présente ses projets et qui évoque avec les visiteurs en quoi consiste sa formation ».
Un BTS productions animales dès septembre prochain
Les visiteurs pourront également découvrir les services du Carde, le centre d’accompagnement de ressources documentaires. Le BTS productions animales leur sera également présenté par l’équipe pédagogique qui ambitionne de relancer cette formation dès septembre prochain à travers une classe de 16 élèves, à l’instar du cursus existant au Lycée Agricole Privé Sully à Magnanville.
« C’est un BTS qui demande beaucoup de compétences techniques, ajoute le directeur Roland Delon. Il y a une forte demande de techniciens spécialistes d’élevage. On ne veut rien lâcher sur l’excellence, en travaillant avec une pédagogie innovante et en professionnalisant les parcours ».
Par les temps qui courent, au vu des postes à pourvoir dans les fermes et des enjeux en matière de transition écologique, la bergerie a sa carte à jouer. Et cela dure depuis plus de 200 ans.
Florian Dacheux
L’agenda des festivités 2019 sur bergerie-nationale.educagri.fr